ANDRÉ BAILLON, l'écrivain maudit des lettres belges

Baillon le fou, le sulfureux, le suicidaire. Baillon le tendre, l'ironique, le précurseur. Baillon, cet "homme si simple" du siècle dernier (il est mort en 1932) mais dont l'écriture est d'une modernité foudroyante, tout à la fois minimaliste, inquiétante et déjantée. Peu lu aujourd'hui comme de son temps, il est pourtant un véritable écrivain culte pour celles et ceux qui ont un jour eu la chance d'ouvrir un de ses livres.

  • Avant la parution du dernier tome des oeuvres complètes d'André Baillon, la publication en poche d'un de ses textes les plus importants, «Zonzon Pépette». Décrété scandaleux lors de sa sortie en 1923, «Zonzon Pépette» est l'histoire d'une fille pas si perdue que ça. De Paris, où elle entame sa « carrière », à Londres, Baillon nous offre trente chapitres courts et tragicomiques. Zonzon, fille fière au bagout français, ne s'en laisse pas démordre par ses maquereaux, elle les choisit, les aime, les cajole. Parmi les autres filles - qu'elle déteste - Zonzon règne en impératrice. En évitant tout pathétisme et toute vulgarité, André Baillon offre le mariage de l'effronterie et de la pureté dans l'écriture, tout en y insérant une angoisse latente, perceptible.

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  • Le Perce-oreille du Luxembourg est l'autobiographie d'un jeune homme qu'on vient d'enfermer dans un asile. Comment démêler l'entrelacs des angoisses, des scrupules, des vertiges qui l'ont mené où il se trouve ? Est-il sans signification qu'un des symptômes de son mal consiste à s'enfoncer volontairement le doigt dans l'oeil, au risque de se blesser ? Émotions adolescentes, études avortées, premières amours, amitiés ambivalentes, tout semble peu à peu s'organiser pour rendre inévitable le naufrage, en dépit de la lucidité et de l'ironie dont il peut faire preuve.

  • Histoire d'une Marie d'abord, son chef-d'oeuvre pour beaucoup, ou l'histoire de Marie Vandenberghe, sa première épouse (Marie Guyot dans le livre) : son coeur simple, son passé de prostituée à Londres, sa rencontre avec André, (Henry Boulant dans le livre) écrivain torturé, égoïste, qui la persécute autant qu'il se persécute lui-même. Au cours du dernier chapitre, écrit entièrement au conditionnel, il offre à Marie le livre qui raconte sa vie et qui n'aurait jamais vu le jour sans le sacrifice de leur relation.
    "Ni thèse, ni roman, ni littérature. Alors ? Ce livre est un cri". Zonzon Pépette explore dans son langage original et ses multiples renvois intertextuels à Dostoïevski le monde interlope des filles et des maquereaux. Zonzon, fleur de bitume formée à Belleville, et ses histoires londoniennes de julots, de marlous, de rivalités entre filles, de coups de surin, de cambriolages. Zonzon, son ventre balafré, son bagout de camelot, sa vie et ses idées qui râpent comme son argot.
    Ecrit à la première personne et conçu comme une mosaïque de brefs croquis et de tableaux, En sabots narre les aventures rustiques du citadin André Baillon, locataire aux cotés de Marie d'une petite maison dans la lande, à Westmalle : un lieu pour écrire en toute tranquillité. En fin de compte, son élevage de pondeuses ne lui laisse jamais les mains libres et il ne rêve que d'entrer à la trappe.


  • " ah ça t'ennuie que je te fourre dans un livre ? tant pis ! je t'y fourre ; j'y fourre les miens ; j'y fourre les autres ; j'y fourre.
    moi-même. " dans ce diptyque écrit après un séjour à la salpêtrière, andré baillon raconte sa vie et sa folie, les amours qui le poussent à écrire et les ennuis de tous les jours, qui l'empêchent.

  • délires

    André Baillon

    " Ce livre s'appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n'a rien d'antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel qui ne laisse pas d'inquiéter. Encore s'il s'agissait de délires amoureux. L'homme et la femme n'en sont pas à quelques délires près, paraît-il ; et dix S conviendraient mieux qu'un seul. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l'expression : perdre la boule. " (André Baillon) Avec Délires, sans doute le plus fulgurant des récits qui constituent la matière clinique de sa bibliographie (Un homme si simple, Chalet 1 et Le perce-oreille du Luxembourg), André Baillon se risque au plus près des frontières de la folie. Humour et souffrance s'y côtoient dans une voix singulière qui place son oeuvre parmi les plus importantes du 20e siècle.

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